Habiter un des premières villes universitaires en France, et y déambuler pendant les vacances. C'est une ville vide. Désertée par tout ses étudiants.

Il n'y a plus tous ces rires, tout ces sourires. Ces groupes sortants de ces nombreux bars, tard la nuit. Ces quelques courageux qui courent pour attraper un tram. Il n'y a plus ces discutions de sorties d'amphis aux coin des rues. Ni ces filles d'attentes qui, jours et nuits, font les devantures des Kebabs.

La Comédie devient une place déserte. Seuls quelques étudiants Erasmus subsistent. Et Montpellier laissée aux étrangers se fait plus cosmopolite que jamais. Une ville laissée comme orpheline, en suspens.

Montpellier qui retient sa respiration, attendant la fin des vacances, et le retour de ses étudiants par trains entiers la repeupler et lui redonner vie.

Sur les marches de l'opéra, dans la douceur de l'air et la lumière d'une fin juin, je savoure ce petit repos forcé de février.

Et les mimosas sont en fleur.

Antoine